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Municipales à Paris: Rachida Dati appelle à l'union contre une "gauche radicale"
information fournie par AFP 12/03/2026 à 23:02

Rachida Dati, candidate des partis de droite Les Républicains (LR) et MoDem à la mairie de Paris, arrive à l'Élysée Montmartre le 12 mars 2026 pour un meeting de campagne ( AFP / Bertrand GUAY )

Rachida Dati, candidate des partis de droite Les Républicains (LR) et MoDem à la mairie de Paris, arrive à l'Élysée Montmartre le 12 mars 2026 pour un meeting de campagne ( AFP / Bertrand GUAY )

Rachida Dati, candidate de la droite à la mairie de Paris, a appelé jeudi soir à "l'union de tous les Parisiens" contre une "gauche radicale", lors de son premier et dernier grand meeting public, à trois jours d'un premier tour qui s'annonce particulièrement serré.

"J'en appelle à l'union de tous les Parisiens qui veulent en finir avec cette gauche radicale qui détruit notre ville et nos valeurs", a-t-elle déclaré à l'Elysée Montmartre devant plus d'un millier de sympathisants, 1.600 selon les organisateurs.

"Je suis la seule candidate en mesure de faire gagner le souhait d'alternance qui est majoritaire à Paris", a assuré la candidate LR soutenue par le MoDem et l'UDI, aux côtés de ses têtes de liste d'arrondissement. "Si c'est le choix du coeur, faites le choix du coeur ! Si ce doit être le choix de la raison, je vous demande de faire le choix de la raison !", a-t-elle poursuivi dans un discours interrompu par des slogans de sympathisants "Changer Paris avec Dati".

Parmi les personnalités présentes, le président du Sénat, Gérard Larcher, l'ex-Premier ministre, Michel Barnier, plusieurs membres du gouvernement tels le ministre Renaissance Benjamin Haddad, rallié à Mme Dati en dépit du choix de son parti de soutenir Pierre-Yves Bournazel, Annie Genevard ou Naïma Moutchou.

Des personnalités de droite comme Xavier Bertrand ou Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat, avaient également fait le déplacement.

Dans son discours, Rachida Dati a une nouvelle fois dépeint un Paris "ville de tous les rêves" devenue "ville en déclin", mêlant les problématiques de saleté, d'insécurité ou encore le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.

Créditée de 26,5% à 29% des voix selon trois derniers sondages au premier tour, derrière son concurrent de la gauche hors LFI Emmanuel Grégoire, l'ex-ministre de la Culture n'est pas suffisamment haute pour ne pas dépendre de tractations dans l'entre-deux-tours.

Qualifiant l'élection de "très serrée", Mme Dati, qui avait été battue en 2020 par la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, s'estime aujourd'hui la seule à même de rassembler les Parisiens "de la Muette à Barbès".

Prise en étau entre ses concurrents de centre droit Pierre-Yves Bournazel et d'extrême droite Sarah Knafo, appelle au "vote utile" depuis le début de la campagne.

La maire du 7e arrondissement estime qu'il ne serait "pas possible" de s'allier avec l'eurodéputée Reconquête, en progression dans les sondages, car cela lui ferait perdre trop de voix au centre droit.

Elle met en revanche la pression sur le candidat Horizons et Renaissance, l'accusant d'empêcher l'alternance s'il se maintient.

Dans un micro tendu, Mme Dati a de nouveau jugé qu'il n'y avait "pas de compatibilité" avec Sarah Knafo, préférant s'adresser aux électeurs de cette dernière, selon elle "vraiment très en colère par rapport à cette gauche et cette gauche radicale".

"La gauche traditionnelle, le Parti socialiste, a tout cédé à cette gauche radicale (...) la gauche antisémite (...), antipolice, raciste", a-t-elle ajouté.

Présumée innocente, Mme Dati est par ailleurs renvoyée en procès en septembre pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire Renault-Nissan. Elle encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et cinq ans d'inéligibilité pour des faits survenus alors qu'elle était députée européenne et qu'elle conteste.

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